Crépuscule du socialisme ou de la barbarie

Les élections en France ont montré que le problème n’est pas le violoniste, comme l’a dit un jour Charilaos, mais les Hawas. Le modèle, le modèle, le système

L’effondrement du statu quo, la suprématie triomphale du totalitarisme des multinationales et des fonds, la fin de l’histoire, le capitalisme néolibéral comme voie à sens unique, le changement de pouvoir sans toucher à l’exploitation de plus en plus brutale. Et l’abolition progressive de toutes les précautions pour le plus grand nombre et de toute justice sociale, où la sphère privée de l’État, de la santé, de l’éducation, des déchets et de l’environnement prend un caractère naturel. La solidarité sociale est gravement préjudiciable au développement, et la privatisation même de sa putain de mère, dit Saramago, est un progrès.

Nous avons tout vécu ici, jusqu’à la fin des mémorandums, et nous le vivons encore jusqu’à la fin de Mitsotakis. La richesse provocatrice répand son langage dans la société, et la société cherche une issue pour que les impasses ne se transforment pas en tragédies. Mais les jours de leur abondance – économiquement, moralement, culturellement, politiquement – ​​sont désormais comptés. Il n’y a pas que les élections en France et plus tôt au Portugal qui crient que ceux d’en haut ne peuvent pas et ceux d’en bas ne veulent pas. C’est la haine et la colère sociales qui crient sous diverses formes et manifestations en Europe et dans le monde : que leur fin arrive pour que la nôtre ne vienne pas.

C’est la pandémie qui a tué des millions de personnes, la crise économique qui saisit les sociétés et les ménages, et bien sûr la guerre sur le sol européen qui réaffirme le vieux dilemme : socialisme ou barbarie. État-providence, solidarité, justice, égalité des droits ou État voleur, autoritarisme, égoïsme, mort du plus grand nombre pour le luxe de quelques-uns. Aussi difficile que puisse paraître le chemin, et il est difficile, il n’y en a pas d’autre. Et le changement politique sous forme de rotation ne suffit pas. Les élections en France ont montré que le problème n’est pas le violoniste, comme l’a dit un jour Charilaos, mais les Hawas. Le modèle, le modèle, le système.

Peut SYRIZA PS. supporter la barbarie intérieure qui contrôle l’argent, l’information, l’État et la vie ? Il est le seul à pouvoir. Tant qu’il est prêt à rompre les liens, fabriqués en Grèce ou en Europe. Difficile, mais la gauche du difficile existe…

Onfroi Séverin

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